vendredi 4 février 2011

un apparté...

Tiens, je sais que je n'ai pas écrit depuis longtemps, que voulez vous... trop de taf. pas plus, pas moins.

mais voici un message que je viens d'envoyer à la direction de Sushi Shop, aujourd'hui, même... je vous laisse deviner les détails (:

Bonjour, je voudrais vous informer qu'un de vos livreurs doit avoir l'intention de se suicider. En effet, je viens, il y a quelques minutes, ce vendredi soir vers 22h10, de le croiser sur l'avenue de toulouse, à montpellier. Il a grillé un feu, tout en venant de ma gauche dans un lieu où la priorité est définitivement à droite, avec probablement l'intention de finir sous mes roues. J'ai pu heureusement l'éviter mais il a manifestement mal pris d'avoir raté sa tentative de suicide et après plusieurs manoeuvres afin de me pousser à lui rouler dessus, il a fini par rouler à contresens puis, par me doubler par la gauche alors même que j'avais mis mon clignotant pour tourner à gauche !... et qu'il y avait une double ligne continue. Le carrefour en question, avenue de toulouse/rue des chasseurs est connu pour être dangereux. Nul doute qu'il espérait finir ses jours sous mes roues ou celles d'un des véhicules présents dans le carrefour. Je ne peux que vous supplier de retrouver ce livreur et son scooter: il pourrait bien arriver à ses fins et vu son controle discutable de son véhicule, il risque d'entrainer d'autres personnes qui, elles, ne sont ni livreur, ni suicidaire. Dans l'espoir que vous comprendrez où je veux en venir, veuillez agréer mes salutations distinguées. M. C.

Bon, je m'attends à trois situations:
- ils sont aussi cons que leur livreur et prennent çà pour des menaces (de nos jours, hein... on s'attends à tout !)
- ils s'excusent et gronde le crétin livreur
- ils s'en branlent.

évidemment, je vous laisse imaginer celle que je suppose la plus probable...



....c'est celle qui rend sourd.

lundi 1 mars 2010

vomir le reste du monde, qu'est ce que ca fait du bien !

J'ai compris. J'étais en train de me faire des réflexions sur le bien, le mal, tout ca, où allons nous, où sommes nous, quand est ce qu'on mange, qui sera le prochain champion de la WWE à Wrestlemania 26 ? La tête pleine de ces questions absolument fondamentales, sur lesquelles des générations de philosophes se sont penchées. Un peu trop penché pour la plupart, vu ce que leurs descendants, les philosophes actuels, nous sortent comme âneries à peine dignes d'un pilier de bistrot arlésien un soir de corrida (ou un ch'ti un soir de coquerie).
Donc, je déambulais et puis, je cherchais à saisir le plaisir malsain que j'avais à vouloir hurler sur les toits la bêtise des autres tout en leur vomissant dessus. De fil en trope, j'en viens à convenir qu'il y avait un vrai plaisir à défouler, tout en ironisant dessus ce qui remet les choses à leur place souvent, la haine qu'on avait de la bêtise des autres.

J'ai alors compris pourquoi Desproges avait fait le proc' des flagrants délires puis, ensuite, sans remords, les chroniques de la haine ordinaire. Oui, il racontait la haine qu'il avait de la connerie ordinaire. Il y prenait un plaisir non dissimulé. Il racontait aussi la haine qu'il avait de sa propre connerie... c'est ce qui faisait de lui un vrai humouriste. Pas un des ces machins à peine plus évolués que les plus basses pitreries de Laurel et Hardy qu'on nous sert à la queue leu leu depuis quelques années. Avec Devos, le dernier vrai humouriste est mort, après Desproges, après Bedos (si si, il est mort... même si son corps est vivant mais le personnage, lui, est mort), après Bruno Carrette et d'autres... Certains, parfois, sans s'en rendre compte, arrivent à leurs chevilles, mais comme ils ne s'en rendent pas compte, ils retournent vite à leurs pitreries de pissotières. Hein mickael ?

J'en aurais des choses à vomir, des bêtises sans nom à hurler tout en me foutant de la gueule de ceux qui les sortent ou les soutiennent.
Heureusement qu'il y a ce qu'on appelle "le devoir de réserve", qui consiste grosso modo, à ne pas dire les vérités qui fâchent sur les gens de sa boite et, surtout, surtout, sur les gens qui dirigent. Cela ne concerne QUE les vérités qui fâchent. Celles qui ne fâchent pas, évidemment, passe moi la pommade, cousin ! Et ca ne concerne pas les mensonges, et non ! Si on colporte des mensonges sur sa boîte, çà n'est pas enfreindre le devoir de réserve, non: c'est de la diffamation. Semble t'il, çà coûte moins cher, ce n'est pas marqué comme une faute professionnelle... bizarre.

Je crois que je commence à comprendre pourquoi la politique fonctionne comme elle le fait ! arf' arf' !

C'est une des raisons pour lesquelles Desproges avait une haine ordinaire relativement bien portante concernant les politiques, de tout bord. Certes, ils sont nécessaires pour le fonctionnement d'un société mais actuellement, les notres sont surtout des parasites ou des fous.

Alors quid ? Doit on se laisser aller, prenant du coup de le risque de perdre son taf ? C'est que par les temps qui courent, il paraitrait que ca serait hasardeux ! Vi, ma bonne dame, y parait, à c'qu'on dit, qu'c'est la crise. Là, tout le monde se chie dessus, prêt à accepter les pires bassesses pour garder ce qu'il croit lui appartenir. C'est bien là, l'erreur. Rien ne nous appartient indéfiniment. Je me demande toujours si je dois le rappeller à certains. Vous êtes vieux. Plus que moi. Et oui. Et donc, je gagne.

C'est bien là, le principal ressentiment des plus vieux, la justification jamais avouée des plus vieux sur les plus jeunes. Pour les uns la vie est devant quand les autres regrettent leurs actes manqués qui sont loin derrière.

Perso, je m'en fous, moi aussi, un jour, je serais jeune, beau, j'aurais vingt ans, les femmes à mes pieds, je serais une rock star interplanétaire. Jusqu'à la nébuleuse du crabe. Oui, madame skywalker.


Doit on se retenir ? Et laisser gangréner, pourrir la chose, le ressentiment ? Hurler sa haine sans un sac en papier et fermer le sac ? Sauf que dans la réalité, fermer le sac n'a pas grand incidence (ou alors va vite voir ton dentiste, mon zami !) et hurler dedans non plus.

Il y a des moments où il faut dire les choses... et assumer. Sinon, on finit rabougri, aigri. On se recroqueville de l'intérieur comme un fruit sec pourri dès le début. Ca se lit sur le visage des gens, çà, saviez vous ?

C'est pourquoi je ne m'entourne que de gens avec un visage rayonnant, qui se foutent de leur cache misère hypocrite qu'ils appellent politesse, de leur peur que leur collègue ou leur employé dénonce leurs égarements dûes à la folie ou à l'incompétence, peur qu'ils appellent "devoir de réserve" et de leur nain opportuniste qu'ils appellent "leur président".

Avec eux, je passe d'excellents moments, à rire de tout, de n'importe qui, à célébrer la vie, l'instant présent, à profiter des bonnes choses, à me remplir la panse de bonne musique et les oreilles de vins capiteux (ou l'inverse... plutot l'inverse, même !). Nous sommes les cigales des temps modernes, parmi ses fourmis plus souvent rouges ou brunes que noires mais toutes aussi préoccupées par remplir leur besace sur le dos des cadavres passés, présents ou à venir, y compris ceux de leur propre lignée.

dimanche 28 février 2010

Hymne à la joie

L'humour est la politesse du désespoir. Vous n'apprenez pas de ma bouche cette phrase. Non seulement, elle n'est pas de moi mais en plus, je la sors et ressors souvent.

J'en connais plusieurs de mes amis qui ne diront pas le contraire. C'est vous dire à quel point je suis souvent désespéré.

On peut se demandner "mais pourquoi est il si gooooth ?" et là réponse n'est pas "parce queeeeeee", bé non. C'est pas gratuit. Evidemment, la perte de confiance en l'humanité, arrivée bien plus tard qu'on ne pourrait croire, et d'autres choses du même ordre ont fait le lit de cette mélancolie. La folie, que je rencontre à tous les coins de rue, même aux plus improbables mais surtout dans les plus hautes sphères, la folie des grandeurs, la folie des murs qu'on s'impose, la folie dûe à la peur permanente de ce que vous réserve la vie, la folie de l'argent, la folie du "qu'en dira t'on ?", etc... Ces folies qui me semblent tellement improbables, tellement folles, justement. Comment peux t'on imaginer la vie de ceux qui se castrent plutot que d'oser exister ? Comment imaginer ceux qui bruleraient tout, père, mère, enfant, cousin, chien, chat, cochon d'inde (pauvre bêt' !) pour arriver à leurs fins.... ou à leurs visions ? Leurs visions tellement impossibles, qu'une armée de cadavres (c'est une image, mais pas que) à leurs pieds n'y suffiraient pas. Ceux qui manient les mots sans bien réfléchir à ce qu'ils veulent dire ? Ou ceux qui, à chaque fois qu'un écueil arrive, sont prêt à toutes les échappatoires, quitte à passer aux yeux de tous pour des incapables, des lâches, des ignorants ou des pauvres gens ? Comment imaginer ces vies là ?

Et c'est pourtant moi le fou. C'est moi, l'original, celui qui ne rentre dans aucune case, celui qui ne convient jamais là où il est. J'évolue pourtant dans des milieux où des huluberlus, des affriolants, des hallucinés de la fringue, des totaux malades de l'apparence extérieure, des hauts gradés du désordre vestimentaire ou capillaire, j'en trouve à la pelle ! Longtemps, je me suis dit que je ne pourrais évoluer qu'au milieu des zazous, des punks, des excentriques, des gens que la société appelle, histoire de dire que c'est la faute à leur créativité débordante (ou pas): "artistes".

Ouais bé non. Pour les artistes, je reste un technique, un machiniste, un scientifique bioniqué, un electroniqué de la neurone à création. C'pa'faux. Pour les techniques, les scientifiques, évidemment, je suis un loufoque, un non rigoureux, un trop dilettante, un exotique...

Vous m'emmerdez avec vos cases. Autant je peux comprendre la nécessité, pour communiquer, des adjectifs, des étiquettes et des tiroirs. Autant, je ne comprends pas celles de vouloir mettre les gens dans des cases voire, pire, de les y forcer à y entrer, de gré ou de force mais de force le plus souvent, tant l'homme est plus prompt à tenter d'imposer sa volonté à son voisin, qu'à vouloir changer ses idées bien arrêtées.

Bref, tout çà, oui, çà n'aide pas à un certain blues. On y englobe aussi, plus largement, les délires totalement inconsidérés de la majorité de nos politiques (pas tous, pas tous, non non, ne tombons pas dans la facilité. c'est trop facile de dire "tous pourris" ou "tous incompétents") et tout un tas d'autres choses.

Mais non, la vraie mélancolie, celle que vous ne voyez pas, celle qui vous prends la nuit, dans un rêve, où votre inconscient vient vous rappeler qu'il est là, qu'il influence chacun de vos pas, que vous n'êtes que le second maître après lui de votre corps et, pour une fois, soyons ésotérique un chouya, de votre âme.

La mienne, tient en deux choses. D'abord, je ne suis pas un véritable créatif. Je ne sais pas démarrer de rien. Par contre, à partir d'une base de quelqu'un d'autre, là, ca fuse dans tous les sens. Je fonctionne de la même façon sur le plan créatif que sur le plan scientifique. Ce qui ferait de moi un mauvais chercheur, autant qu'un mauvais compositeur. Y'a que la plage blanche qui m'effraie pas trop, mais çà, c'est juste parce que j'ai appris à transcrire mon verbiage (blah blah blah) que tout le monde sait être ininterrompu par écrit. Evidemment, les habitués de l'essence ordinaire vous diront que c'est le tempérament des gens du sud. Vous savez, les marseillais, c'est bien connu, ils parlent trop, ils ne peuvent pas tenir leur langue, et puis, hein, Marseille, c'est la première ville arabe traversée par le Paris Dakar, et puis, hein, premier port de France, alors c'est la porte de l'Orient, alors, hein, voyez, hein, c'est des gens pas comme nous, hein ! Mais l'Orient, la plupart des essences ordinaires, ca leur convient en kebab ou dans leur télé, mais sinon: "oulah ! chuis pas raciste, hein, mais les gens du sud... "
VA CHIER AVEC TON RACISME ORDINAIRE !! J'emmerde les connards bouffis qui me font des blagues en alsacien histoire de vérifier si je suis du pays ! Comme si çà s'entendait pas ?! J'emmerde les connards de bretons même pas né en bretagne qui me cassent les alibofis à regarder de haut tout ce qui n'est pas "ker" et qui considèrent tout ce qui est à l'ouest de rennes comme chié du cul de Zeus !  Je pourrais tout aussi hurler de rire en voyant leurs statistiques barométriques ou bien les invasions d'algues vertes sur leurs plages trop longues, trop pétrolées et surtout, trop pleines de congés payés qui n'ont pas les moyens de descendre jusque sur les miennes ! J'emmerde les enfoirés qui se donnent bonne conscience en allant voir un artiste maghrébin ou sud américain mais qui vomissent des banalités de racisme raclure de fond de bidet à chiottes dans leur bureau tout blanc, dans leur bagnole finalement aussi étriquée que leur conscience.

Bref, plus je connais les hommes, plus j'aime mon ordinateur. plus je connais les femmes, plus elles ressemblent aux hommes, ca va pas çà, non ca ne va pas !!!!

Un jour, il y a longtemps, j'étais dans un lieu alors familier. Il y faisait sombre mais c'était fait pour. En allant faire quelque chose de très classique, au détour d'un soyeux barrage de fils d'elfe, je vis ce qui reste le plus beau visage qu'il m'est été donné de voir. A l'instant même où j'ai croisé son regard, j'ai su que je ne voulais qu'une chose: la rendre heureuse. Une illumination comme on ne croit que seuls les fillms peuvent en montrer. Je me foutais de savoir si le reste du monde partageait ou pas mon avis. D'ailleurs, le reste du monde n'existait pas en cet instant précis. Il y a des visages lumineux, des visages doux, des visages jolis, des visages apaisants, des visages qui vous mettent du baume au coeur ou la joie dans l'âme, des visages qu'on veut toucher, d'autres qu'on ose à peine effleurer du regard. Ce visage là, mes amis, était tout cela en même temps.

Un jour, il y a longtemps, j'ai pu toucher ce visage. J'ai essayé de lui témoigner tout cela, mais j'avais encore trop peur de certaines choses. J'avais des idées arrêtées et justement, ces idées là, elles arrêtent surtout ceux qui les ont. Néanmoins, je l'ai chéri, je l'ai glorifié, j'ai prié un dieu que je connais pas et qui n'existe pas pour savoir comment le ravir, comment lui faire arborer ce sourire qui me rendait si fier d'être là, si heureux de l'instant présent, si vivant. J'ai senti la perte qui arrivait et je l'ai repoussé aussi longtemps que j'ai pu.

Un soir, il y a longtemps, ce visage est allé illuminer d'autres âmes, surtout parce qu'il ne pouvait croire en ce que j'étais. On pourra dire aussi que je n'ai pas su lui montrer. Je l'ai perdu de vue.

Un jour, il y a moins longtemps, j'ai revu ce visage. J'étais tellement heureux que je n'avais pas compris ce qu'il s'était passé. Je voyais ses traits et cela me suffisait: mon esprit reconstituait le reste de cette magie et je croyais donc que ce visage était bien celui que je chérissais. Je lui ai témoigné une fidélité dont peu de gens sont capables, porté en plus par le fait d'avoir aboli à jamais les idées arrêtées de mon vocabulaire sémantique.

Un soir, il y a encore moins longtemps, au détour du même barrage de fils d'elfe, à la fin d'une phrase, le voile s'est déchiré. J'ai compris que le visage était mort, sa lumière partie, sa magie éteinte à vouloir atteindre, justement, une idée arrêtée que je n'avais pas vue, cachée derrière ses yeux couleurs titane, derrière un coeur devenu couleur de pierre pour essayer de cacher sa couleur rose de petite fille qui ne voulait pas grandir. Comme toute chose morte, qui n'existe plus que dans les lieux de leur gloire, ce visage me hante. Il me hantera, je pense, toute ma vie. Certaines blessures ne guérissent jamais, surtout qu'elles n'apparaissent pas, ni n'arrivent, comme des blessures ordinaires. Mon inconscient continue de chérir une chimère, un masque de lumière qui s'est éteinte depuis des années. Il lui invente des vies, des mots, des actes. Chaque invention de mon inconscient me laisse, la nuit, fiévreux sur mon lit, le cerveau en ruine, l'âme déchirée entre les griffes du regrets de m'être réveillé et les tentacules du remords d'avoir laissé mon esprit vagabonder jusqu'à la demeure, toute enfouie au plus profond de mon être, du fantôme. La sueur âcre, le corps martyrisé, le coeur en chamade, la poitrine oppressée et la conscience en révolte de ne pas être totalement maître de cette bête tapie: mon insconscient. Le misérable homoncule que je suis tente de se rendormir, espérant que le peu de sommeil qui lui reste va lui apporter un oubli bienfaisant. Hélas, les blessures du fantôme sont aussi profondes et réèlles que si elles avaient été portés par le visage de son vivant, avec l'inéluctabilité en plus !

Je pense que cela ne cessera jamais. Il n'est pas impossible que j'en rencontre un autre, qui sera peut être même encore plus fort, mais celui ci restera toujours là. C'est mon fardeau. D'autant que je suis fier d'avoir su rester honnête avec ce visage, de son vivant, quand tant d'autres l'ont trahi. Je suis fier d'avoir su voir en lui ce qui était ces vraies qualités avant qu'un postiche à pattes, attiré uniquement par les deux air-bags permettant d'amortir le choc qu'on recevait en croisant le regard de ce visage, ne l'assassine sans même s'en rendre compte. Je suis fier de ce que nous étions et de ce que nous aurions pu devenir. Ce sentiment, mêlé au goût de cendres qui accompagnent dans la mémoire humaine celui d'un gâchis gigantesque, est indissociable de ce que je suis.

Un proverbe japonais dit: "tout homme a trois coeurs. Le premier dans sa bouche, qu'il montre au tout venant. Le second, plus secret, dans sa poitrine, qu'il montre qu'à ceux qui lui sont cher. La troisième, il est tellement secret, tellement enfoui, que l'homme lui même ne sait où il est ni quand il se montre"

Chez moi, les trois sont noirs. Voyez y une phrase à la gotho-schtroumpf si ca vous chante ou voyez dans ce texte du romantisme tout naze, je m'en bat l'oeil.

vendredi 16 octobre 2009

Allo maman bobo, j'ai le zizi qui d'vient tout grooooos

Bon, bon, là, y'a pas: je suis obligé d'aller taper sur mes camarades de biture, mes compagnons de discours graveleux, mes condisciples d'adoration de la femme.

Sur un forum tutafé honorable, dédié essentiellement aux tribulations et fanatismes envers les bruits divers (et souvent avariés) que certains givrés de la neurone à son empilent dans des ordres souvent maladroits, parfois intéressants et trop souvent n'importe comment (comprenez musiques electro et industrielles), l'un lance un topic qui se veut subversif.

Il faut commencer par le commencement disait Lapalisse. Voyons ce que nous donne le meilleur dico au monde (sans ironie, je pense vraiment cette phrase), Wikipédia:


Subversion vient du latin subvertere : renverser. La subversion désigne un processus par lequel les valeurs et principes d'un système en place, sont contredits ou renversés.

Chacun peut lui conférer un sens positif ou négatif, en fonction de sa propre position par rapport aux valeurs du système en place ou à celles dont se réclament les acteurs de la subversion.
La subversion peut être appliquée dans de nombreux domaines, en fait, partout où l'on se réclame de valeurs et de normes : politique, social, culturel, artistique, religieux, moral, sexuel, etc.
Elle constitue souvent un outil utilisé pour déstabiliser ou renverser un système, par exemple, dans le cadre d'une révolution ou bien d'une guerre, afin de fragiliser l'ennemi de l'intérieur. Elle peut faire partie d'une stratégie bien déterminée. Par exemple, elle a beaucoup été utilisée pendant la Guerre froide entre les États-unis (et ses alliés) et l'URSS (et ses alliés).
Elle peut aussi - plus simplement - servir à faire évoluer les valeurs du système en les remettant en cause.
Enfin, elle peut être sublimée à travers le symbole et la représentation artistique.
De par sa nature, la subversion est souvent l'objet de censure et de répression.

Ceci étant dit, nous pouvons revenir à nos moutons, même si ceux qui postent sur ce forum ont rarement l'haleine fraiche (jeu de mot débile, mais vous devriez être habitués maintenant) vu les quantités de liquide généralement houblonné ou anisé (mais toujours alcoolisé) qu'ils ingurgitent, trop souvent dans leur coin et pas assez souvent en me tapant amicalement le dos, bande de boit-sans-soif qui me laissent ruminer ma geekitude tout seul !

Donc, le débat partait, si je me souviens bien (mais les tapes amicales me secouent le cortex et y'a trop de jolies filles en ce bas monde, résultat: j'ai des absences.... ) sur le Nobel d'Obama.

Quoi ? Bah oui, un noir président ET nobellisé, l'afrique avait le sien, les USA ont voulu le leur. Evidemment, en Europe, on va avoir du mal... avant qu'un black soit président en France ou en Allemagne, je serais devenu maitre du monde... et deux fois d'affilée !
Quand à la russie ou l'asie, hahahahahahaha !!!!

Et donc, vazy qu'on lui a filé le nobel trop vite, vazy que ca cause de comptoir. Alors évidemment, ca vole un peu plus haut de l'indignation que celle du blanc cass du bisteor du coin. Néanmoins, ca emporte pièce un tantinet, ça oublie l'histoire, la géopolitique, et également qu'il vaut mieux se taire et passer pour un con, plutôt que de faire comme moi (l'ouvrir et confirmer le doute)


Rapidement, nous arrivons sur le poncif direct from Stalingrad 60's : c'est un américain, il mène deux guerres, il tue des pitinenfants, il viole les vieilles dames afghanes et vole le sac des petites filles irakiennes. Ou l'inverse.

Evidemment, je me vautre comme une merde en oubliant à nouveau l'adage que le sage ferait mieux de fermer sa gueule quand on cause politique, mais que voulez vous ? C'est la déformation professionnelle de ces quatres dernières années à essayer d'inculquer un peu de méthode et de culture à des homoncules estudiantins aussi mal dégrossis que moi à leur âge (mais fort heureusement pour certains d'entre eux, bien moins cons)

Oui, quand j'étais jeune, j'étais très con. Je suis resté très jeune... héhéhéhéééééhéhéééé (<= rire niais)


Sur ce, l'un des initiateurs du topic le plus subversif du monde (après, libé et le monde, c'est dire qu'il y a de la marge), nous sort que la guerre, ben c'est pas subversif, et que S. G (une nana qui vend son image à poil, parfois animée, souvent interdites au moins de 18ans) ben c'est subversif.

Rien de plus facile, évidemment, de rappeler qu'une nana qui vends ses charmes, n'a rien mais alors vraiment rien de subversif. On fait difficilement plus établi comme système.
Dans le même registre, John Water (ou Divine) était subversif, çà, oui. Mais miss poupouffe avec son look de babybat américaine prémachée, on nage dans le conventionnel à mort. Bon ok, y'a pire. Déjà, on avait évité une pétasse bimbo à cul plat (beurk) et à seins en plastique (où puis je aller vomir ?), aussi maquillée qu'une loi de simplification juridique de l'UMP et plus bronzée artificiellement qu'une suédoise dans un film X des années 90.

Et là, dessus, la bande de males en rût, le QI en berne, le vit intérieurement dressé, se pourléchant les babines virtuelles, sous prétexte qu'un autre a laché la mite, nous déballent leur connaissance de la biographie de la (pou)belle. Date, forme des ratounes, age de première photo, et tout le tuttim.

Comment passer de la subvention à la décadence, sans passer par la case révolution (même de chambre), terrrrible !

et quand je le leur fait remarquer, en précisant que les femelles du forum vont un peu se foutre de leurs gueules de males rasées (ou pas), que franchement, ca va leur être difficile de ne pas nous coller le post it du macho qui s'assume pas vraiment sur le front, vous savez quoi qu'y me disent ?

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"Ouais, c'est lui qu'a commencé"


Le sexe faible a rejoint son accord. Il ne se décline plus au féminin que dans les bouquins d'histoire.

mardi 13 octobre 2009

I'm a human noize, I go bzzz bzzz and it's just becauuzzzz (psycho time)

ouais bon, chié, hein, je sais, ca fait six mois que y'a pas une bafouille.

en fait, j'écris sur ma virgule de merde quand j'ai quèque chose à raconter qui prête à rire (oui, je suis prêteur sur gag. et je vous en... met une grosse sur le nez comme d'hab) et là, been, min z'aminches, ce qui m'est arrivé depuis six mois, ca ne fait pas rire. Même mon double psychopathe, qui, comme celui de Desproges, croit toujours en Dieu jusqu'au bout de son cancer, n'en rit pas.

Pour qu'un évènement soit risible, il faut une part de ridicule ou d'absurde, une caricature (même si personne ne la perçoit au premier abord) et c'est justement le but de ce bloblog: faire ressortir la caricature, l'ironie.

Parce que, croyez le ou non, je n'invente RIEN de ce que j'écris ici. Pas un pixel. Même vengeur. (clin d'oeil à un autre psykopat de mes amis à vie)

Et là, ce qui m'est arrivé, ben, nan, c'est pas ridicule, c'est pas caricatural, c'est juste naze. Y'a pas une gloire, ni de ma part dans ma défense, ni de la part des raclures de bidets à chiottes de TF1, aussi grises de mine et de chevelure sans avoir, hélas, su conserver la partie la plus importante de la matière du même nom: la conscience. Celle qui fait qu'on n'a pas besoin d'invoquer le respect à tout bout de champ mais qu'on l'applique à son prochain naturellement, celle qui fait qu'on fait la différence entre son petit égo et le bien être de tous.

Donc, je ne vous dirais rien. nada. que tchi. nitchévo. pod'zébu. zobi. niet.

Parce que je pourrais faire de la pute à ces fils de pubs. C'est une contrepéterie.
Parce que je finirais surtout par mouler comme une merde et je finirais tout couillé. Ce n'est pas une contrepéterie. (mais vous pouvez chercher quand meme)

A la place, je vais faire ce que je sais faire le mieux: parler des brunes, des blondes, des rousses et aussi des autres, chuis pas raciste.

Comme disait Oscar Wilde: "tout ce que j'aime est immoral, illégal ou fait grossir". De toutes façons, sans les tarlouzes anglaises, on serait bien emmerdés !
Bah ouais, y'a rien de mieux que Soft Cell pour emballer sur le dancefloor !
Chantonner Jimmy Sommerville et elles vous prennent pour un homme (ouais, je sais, moi aussi, y'a quelque chose qui m'échappe, mais bon, vous savez les femmes, c'est pas fait comme nous... par exemple, ca n'a pas un sourire débile à l'idée de regarder le catch ou bien christina ricci en tenue d'ève... et çà a ses organes reproducteurs à l'intérieur de son corps... pas comme nous, j'vous dit !)

Bref, vive les tarlouzes de la perfide albion.

Donc, ne pouvant pas vous parler de ce qui est illégal, dans la mesure où il existe maintenant un big brother qui surveille blogs, sites et autres forums...
Ne pouvant pas parler non plus de ce qui fait grossir, PARCE QUE D'ABORD JE SUIS PAS GROS !!!! J'ai juste repris deux fois des pates à midi et ca me ballonne, voila. d'abord.

Donc, reste l'immoral. Et là, c'est pas le petit nicolas qui va venir me chier dans les vegans shoes sur le sujet, vu qu'on fait difficilement plus immoral que ce mec, sa progéniture (passée, présente ou à venir) et sa cour de caniches mondains qui rendraient des points en bêtise crasse à n'importe quel mec du Vlaams Belang.

Et si vous savez pas ce qu'est le Vlaams Belang, allez vous acheter une culture, bordel, je cause à des gens qui ont un cerveau fonctionnel et entretenu, moi, pas à des peul avec 2 watts ! Bon si t'es blonde et coiffeuse, je t'excuse, parce que t'es ma coiffeuse à moi, si t'es brune et pulpeuse, je t'excuse parce que tu va me laisser ton numéro de téléphone, afin que je vienne te dessiner des estampes chinoises deux ou trois fois d'affilée et sans figure imposée, sauf, bien sur, la mienne (de figure) sous ta jupe.

Donc l'immoral. ou l'immonde. c'est souvent à peu près pareil, c'est donc normal qu'on s'y trompe. tout l'immonde peut se tromper, n'est ce pas ?

Récemment, je venais poser ma tete (ainsi que le rembourrage ci dessous inclus, dédié généralement à l'assise sur une chaise, qu'on appelle ma paire de fesses, mais que les jolies filles ont le droit de l'appeller "beau cul" ou "mamaaaan, lekukilaaaaaa jveu'l'mèèème dans mon liiiiit" mais je conviens que c'est un peu alambiqué)
Donc, mes fesses et ma tete, alouette, dans un bar où je viens les y poser fréquemment, d'abord parce que les sièges y sont nombreux (pratique pour poser les fesses), que les serveuses sont jolies et pulpeuses (pratique pour poser la tête mais plus périlleux) et pis surtout y'en a une, c'est copine. ouais. c'est la ploubelle et c'est une copine. Pas une copine que quand on peut, on pine, comme dit Fred, nonon ! Une vraie copine, une qu'on convoite jamais, parce qu'on l'affectionne du cerveau ou des yeux et pas des tentacules ! (quand j'avance, toi tu recuuuuleuh, comment veut tu, comment veux tu, que je tentacuuuuuleuh)
Et donc, subséquemment, elle me fait des cocktails rien que pour moA, pour un prix que je vous le dirais pas, sinon, son patron la vire...

Ce bar est bien aussi parce qu'il y a généralement une faune bigarrée. Ca change du connard cravate et du parigot classique à chaussures à bout pointus (vous ai je dit à quel point je trouve ca de plus en plus moche ? probablement parce que ce sont presque systématiquement des tetes de noeuds à baffer à se rompre les cervicales qui en portent...je sais pas ?)

Et puis, merde, tout le monde sait que je n'aime rien de plus qu'une nana qui vire au noir (que ce soit tendance pounk, tendance clash, ou goth ou métal... je ne compte pas les émos, faut pas pousser, j'ai pas 15 ans non plus)

Un samedi, donc, pas bcp de soirées prévues.... il est 2 heures, le bar est PLEIN COMME UN OEUF dont la poule se serait faite sauter par tous le poulailler et par le renard venu y faire son repas de surcroit !

Je déambule d'une table de connaissances à une rencontre fortuite avec qq'un pas vu depuis des années (oohhhh mais qu'est ce que tu devieeeens ?! ooohhh mais ca fait longteeeemps" vous voyez le genre.) quand à un moment donné, *kkrrrrrrkrriishh*

fracture de la rétine. total super phenix du système nerveux. ca sonne l'angelus dans le caleçon s'il eut été en bronze. le champi atomique dans le cerveau et l'impudicus dans le fond du foin des cuisses (un peu de culture mycologue, que diable !).

Là, si vous vous attendez à ce que je vous décrive une super gonzesse d'1m80, blonde, genre claudia schiffer croisée avec monica belluci, habillée en mini jupe et talon haut, genre je sors de la dernière pub de chez rabanne, ben c'est que vous vous êtes trompés de blog ! changez de crémerie, le canal pétasse&foot c'est plus loin !

Naaan, comment décrire ? toute pitiiiiite, brune à se laver les cheveux avec mir color spécial noir, cheveux long, des yeux bleux.... rohlalalaaaaaa... le genre ciel bleu profond: quand elle te regarde, tu bronzes. Le genre Terence Hill mais version petite elfe féminin (pour le regard, hein, pas le reste... le reste j'y viens). Je la vois avec une boisson mentholée bizarroïde... Je suis déjà un tantinet attiré comme une météorite vers un trou noir (eeuhh ouais, eh non, l'analogie n'est pas forcément flatteuse, là....bon, désolé, il est tard)
A ce moment là, sourire. Elle se met à sourire. J'ai l'impression d'entendre une reprise de Propaganda (P Machinery, wikipédia c'est pas fait pour les chiens, les soirées new wave day au batofar non plus) par Trent Reznor (au moins) et Anne Clark réunis.
Visuellement, j'ai juste la deuxième rétine qui s'est fracturée... Il a fallu que j'aille reprendre des forces (éloooo, un flambyyyy, viiiite !).

Avec sa petite jupe noire, tout simple, petits bas noirs, chaussures noires type ballerine... habituellement je trouve çà cucu, mais là, c'est juste harmonieux et mignon. Vous avez déjà vu un ravi dans une crèche ? bah j'étais pas loin.

Le genre de petite nana un peu timide mais pas cruche pour autant, un peu dark mais pas à fond non plus (le genre darker-than-thou m'a passablement lassé depuis que j'ai plus 20 ans, voyez vouuuus), que je pourrais regarder dormir avec le même plaisir que j'ai à regarder les oeuvres de Pratt, Delacroix ou Ledroit (et les puristes qui hurleront que je mélange les serviettes et les couteaux n'ont qu'à aller se moucher dans un opinel), avec ce sentiment indéfinissable de désir mêlant une multitude de touches de sentiments, allant de l'envie de la tenir entre mes bras (d'une façon tendre), à celui de l'entendre gémir de plaisir entre mes jambes (d'une façon que je vais pas vous raconter, non mais ho, bandes de pervers !).

J'ai passé une heure à la bouffer des yeux au comptoir. on aurait dit un gobi avec une cataracte.
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j'ai même pas osé l'aborder !!!!!! je suis une merde.

dimanche 22 février 2009

quoi ? quoi ? kesta, ta ?

Et wé, min z'aminches, ca fait un bail... que voulez vous, j'en ai pas l'air mais j'ai bien la chanson du travail, et le rythme effrené des gens qui aiment leur taf.

En clair: po'l'temps, euh'm'sieur !

Vous savez quoi ? j'habitions Paris, min't'nan. Ouais, ce gros tas de pollution où s'entassent les élites intellectuelles et les sommités de bêtise politique, ainsi que quelques millions de mes cons citoyens.

Le pire ? J'habite même pas dans Paris ! (pas fou non ? pour payer un cagibi le prix d'une vie de salaire d'un député ougandais, même corrompu ?)

Nan, c'est pisse que tout: j'habite à Sarkoland.


Vous savez ce que cé-ti quoi ? En langage officiel, on appelle çà: les Hauts de Seine (à prononcer "lé O d'sènn" le "O" devant être bien appuyé pour montrer la supériorité des tribus vivants là)

Et sans rire: c'est bien le pays le plus riche de France ! Et c'est bien le pays le plus supérieur de France... Enfin, du moins, ces habitants en sont persuadés. Surtout quand ils y sont...

C'est à dire que, bon, vous prenez un 92, comme çà, vous le mettez dans Paris, dans Sète ou bien dans MontCuq, c'est un crétin comme un autre. Il vous fera à peu près autant de conneries au volant, de phrases racistes ordinaires, de poncifs cappilo-tractés météorologiques (comprendre: des banalités sur le soleil et la pluie comme en colportent les coiffeurs) qu'un autre.

Ensuite, mettez le dans son environnement naturel. Là, transmutencon ! D'un coup, sa voiture devient un gros 4x4, ses vitres se teintent, son insigne Leon se transmute en insigne Merckel (Renault en Mercédès, rhololo), son front devient national, même s'il est le petit fils de Khadafi, sa femme devient moche et complètement Bardot, et les traces de connaissances du code de la route ainsi que les rares poussières résiduelles d'humanité ou de bonhommie disparaissent, submerdées par un raz de marée déferlant tout droit, ou plutôt devrais je dire: tout droite.

Ca nous donne ceci:

Une de ces quatres nuits où je me levais pour aller nourrir de mes connaissances techno-sondées les cerveaux des futures générations d'intermiteux de l'audiovisuel et du pestacle, (oui, je me lève à 6h, et c'est la NUIT, c'est INHUMAIN de faire se lever des gens la nuit, càd avant 14h du matin, au moins !) je vais tranquillement vers ce joli lycée qui m'accueille depuis quelques temps (pour mon plus grand bonheur, si si, y'a même pas de blague ni de vanne, là).

Je venais de jouer à cache-cache avec mon rasoir, pressé par le fait que j'allais subir une inspection. Après l'avoir traqué, capturé, s'en est suivie une bataille épique épique et colle les grammes de crème pour masquer les plaies, sinon ratatam la gueule du jojo devant le pecteur.

Parti en avance de 20 mins (par rapport à mes 30 mins de retard habituelles) pour parcourir les 2km qui me séparent de ce lieu de joie où je dispense technologie et coups de pieds mentaux au cul des cerveaux coincés dans leurs éducations médiatiques (et donc, au petit écran), de mes étudiants nian nian, je tente d'éviter la horde de retardés mentaux et d'attardés horaires maizhélas, maizhélas... carrefour. feu vert. démarrage. priorité pour moi mais gros con s'en fout: il n'a pas l'habitude qu'on lui résiste dans son 'ros 4x4 avec un parebuffle capable de résister aux assault de toute la panzermenschaft et les choeurs de l'armée rouge réunis !

Persuadé que l'orange à roues devant lui va se presser de se juter du milieu (ouais, ma titine est orange et mes couilles sur vos nez), il enfonce le citron. La banane turgescente et le melon rempli d'images de puissance et de virilité fantasmée, il s'élance comme une tomate dans une réunion du parti socialiste.

Bah ouais mais moi, pauvre pomme, au petit matin, comme je suis dans mon bon droit, je ne fais pas plus attention que çà: je suis encore à moitié endormi et surtout, bien plus pré occupé par le pecteur qui va p't'etre m'exploser la rondelle (d'ananas) que par les risques de faire une ratatouille avec la tomate trop mure dans son cageot chromé à pneus gominés.

et donc, pang. il m'emplâtre allégrement et joyeusement. Je tente un jet de sauvegarde pour ne pas sortir de la bagnole dans une rage qui suffirait à inspirer à Kassovitz un deuxième volet de La Haine. Réussi: je lance mon téléphone sur le numéro d'un collègue afin de prévenir que je vais avoir du retard. Dans le même mouvement, je cherche un exemplaire de constat dans mon bordel (ouais c'est le bordel mais c'est mon bordel et dans mon bordel, moi je m'y retrouve, et donc, subséquemment et par conséquence, mes hémorroïdes sur vos oreilles). Je ne percute qu'avec un instant de décalage que l'Ayrton Senna des Hauts de Seine a ouvert sa portière et sort de son tank pour pédales ploutocrates. Il fait les trois pas qui nous séparent et commence à tambouriner sur ma portière en me jetant des insultes (qui feraient pâlir un dictateur africain) comme quoi, "qu'est ce que tu fous au milieu", qu'il "faut regarder où tu va, connard".

Je me dis "tiens, je sens comme une légère animosité à mon égard". Je remercie mon collègue de bien vouloir transmettre à qui de droit mon retard et que je dois m'occuper d'un chien qui semble vouloir finir écrasé sur le bitûme.
Je suis dans mon bon droit et il va essuyer ma bonne gauche, si ca y va comme ca.

Alors, ca nous fait à peu près comme le paki en carton (voir épisode précédent)... Je sors de ma caisse et là, pine d'huitre sent sa banane se recroqueviller au fond de son calbut en poil de moumoute et finir en olive jaune. Bah oui, toto, t'avais vu que les cheveux longs et les lunettes, tu t'es dit "encore un hippie" ou bien "encore une gonzesse" (ce qui est, pour ce genre de personnage, à peu près la même chose) sauf que le hippie femelle fait une bonne tête de plus que toi et que re-zut, un petit quintal environ (même si c'est essentiellement du gras, personne est allé le lui dire) sur le rable, ca peut être douloureux.

D'un coup, dans la plus pure tradition de la grenouille qui tente de ressembler au boeuf, toto tente de rassembler ses arguments et son courage (pas à deux mains, vu le bestiau, une cuillère à café suffit largement) pour tenter de m'intimider à coup de procès et de "je devrais te péter la tronche" alternés.

Profitant de mon allonge et pour éviter de l'être (allongé), je le tiens à distance calmement. On sait jamais, c'est pas que j'ai peur des caniches mais j'ai aucune envie de me faire mordre: j'ai pas mon vaccin antirabique à jour (non, c'est pas un vaccin spécial hamas, anti rabbin, je le dis pour les QI de moule et les étudiants en histoire de l'art qui pourraient s'égarer ici)

Je note que malgré ses invectives, pas de passage à l'acte... (bah évidemment, une nouille reste une nouille..) J'ai personnellement aucune envie de violence: j'ai ni le temps, ni le luxe de me pointer avec un bleu (ou pire, n'étant pas plus Bruce Lee qu'il y a six mois) devant l'inspecteur. Finalement, je montre un croc: "agrroooooo" et là, la baudruche crève (un ballon qui éclate rien qu'en voyant une épingle, sans la toucher, vous avez déjà vu çà , vous ?): pas de permis (retiré depuis des lustres) et pas d'assurance (persona non grata, même aux assurances de l'armée américaine, depuis des lustres derechef).

"- mais je peux payer les réparations !
- t'a combien sur toi ?
- 400 euros...
- en liquide ??" (y'a qu'ici qu'on voit des gens avec une telle somme dans leur bagnole)


Bah j'ai gagné 400 euros.

(et une aile pétée...)



Je pourrais vous raconter aussi une chose que je n'ai fait que voir... dans le même registre.

En bref: la pseudo racaille du coin tente de marquer son territoire en faisant pipi sur une autre voiture qui lui a piqué une place dans l'embouteillage. Pas de bol: y'a pseudo racaille mais de niveau 2 (chaussette !) dans la bagnole, armée d'une matraque télescopique. Vous avez déjà vu ces poisssons qui vous regardent arriver de face et dès que vous approchez la main, s'en vont super vite en slalomant entre les rochers ? Bah pareil mais enre les voitures... Très drole.

Ca c'est fini avec une course poursuite entre les deux caisses en plein embouteillage. Si Si. Que je roule en contresens pour l'une et sur le trottoir pour l'autre, sur plusieurs centaines de mètres... Je vous le donne en mille: c'était rue Dailly, à Saint Cloud.

Ceux qui connaissent le coin apprécieront le sel de la chose: c'est là qu'est le Commissariat !!

Dois je préciser qu'aucun keuf en vue n'a tiqué ?

Bah vi, c'était l'heure de l'apéro, pardiiiii !


Résumons: si quelqu'un vous cède le passage ou fait acte de civilité dans le 92 au volant, ne vous trompez pas: il n'habite pas le département !

Rah, ouais, je suis pas drôle sur la fin, je sais.



P.S: précisons que Boulogne, bien que dans le 92, échappe relativement à cette attitude... C'est que c'est quasiment un arrondissement de Paris, en fait. La frontière c'est le Pont de Saint Cloud à l'ouest et le bois au nord...

dimanche 13 juillet 2008

scrupule is dead

(add: désolé pour les fautes d'ostrographe, j'ai tapé ca d'un trait ((: je corrigerais.... plus tard...)

tiens, ca faisait un moment que j'avais pas usé de mauvaise foi sur un de nos crétins en chef.

c'est pas que les sujets d'énervement manquent, hein... entre l'autre berlusconi wannabe, le VRAI berlusconi (que les italiens aient pu réélire ce mec me dépasse, quand on sait qu'il a été réélu pour "résoudre" les problèmes qu'il a lui même créé...), l'espèce de machin allemand qui ressemble de plus en plus à Tatcher... sauf qu'elle, c'est la dame de fer... à repasser, au mieux: aplanissons les différences entre l'est et l'ouest .. tout ce qui dépasse, hop, aplati au niveau le plus bas.

on peut causer aussi des trois fournisseurs de mobile qui s'entendent entre eux pour mieux nous enfoncer profond le vibreur et essayent de déboulonner les poursuites contre eux sur le sujet en dénoncant le fait que Que Choisir fasse une sorte de class action. Non mé coOOoomment ? on vous tonds, on vous pompe et vous osez, piétaille, petit peuple, vous rebeller contre ceux qui daignent vous permettre de raconter vos furoncles, vos descentes d'organes ou de flic (selon le côté du trottoir ou l'on soit), la dent du petit dernier ou les détails de la dernière cornerie de telle ou telle star en carton ?? vous oOosez ?!

ca suce et ca lèche dur dans les ministères... déjà que, habituellement, la logique des lobbies, c'est pas mal, depuis un an, ca devient presque illégal pour un élu de ne pas se faire lécher la rondelle !! loooove on the beaaaaat !!

bref.

évidemment, comme toute personne un peu consciente de ce qui l'entoure, je suis les rares chaines d'info à peu près indépendantes (euronews, itélé, bfm, essentiellement) et dans le tas, les débats.

une tendance se révèle de plus en plus: des connards cravates du genre tête de noeuf de la race des remplies d'idées supérieures (et pas l'inverse, même si on en est pas loin politiquement) viennent s'insurger sur la moindre réaction un tantinet idéaliste ou sociale (je dis plus socialiste, tant qu'hollande, ce kyste graisseux différencié du pire de jospin aura un quelconque pouvoir) sous prétexte de la "real politique", vous savez, ca consiste à dire que si on va pas sucer la bite de kadhafi ou du PC chinois, d'autres iront le faire, alors il faut qu'on y aille.

bon, déjà, en soit, le principe me donne des envies de rétablissement de la peine de mort. au fusil à merde. desproges, ressucite, bordel !

MAIS, non contents de nous étaler leurs délires glacés de laches corrompus d'avance, ils sont en train de réussir, grâce au petit nicolas (entre autres), à faire passer la moindre idée de type "droits de l'homme" ou globalement humaniste pour une idée "d'un autre temps", pour des idées périmées !!!! càd que la droite la plus réactionnaire, qui reviendrait à l'interdiction de l'IVG et des allocatiosn chomages, qui est la plus fine héritière de ce que l'homme a fait de pire (hormis hitler mais on parle des hommes, pas des ratés au QI sous dévellopé) depuis la révolution industrielle. La "bourgeoisie" de droit divin, celle de germinal, revient en force: elle est mode !!!

alors que le prolo, même version besancenot, est has been. bon, d'accord, c'est un mauvais exemple... parce que justement, sarko adorerait que seul besancenot soit en face: le débat ne serait plus un débat de démocratie économique libérale contre une démocratie sociale économique, un peu trop subtil pour le commun des mangeurs de calendos et buveurs de pastis, mais un débat opposant des valeurs de fondements de système politique, càd retour début des années 1900 !!!!

donc, ces mecs, émanation moderne du réactionnaire le plus pur, qui se réclament tous de jaurès ou mendès france mais auraient envoyés dreyfus à la guillotine s'ils y avaient été, à l'époque, arrivent à faire passer des idées éternelles (comme celle consistant, globalement, à NE PAS se satisfaire du présent pourri de chacun et de se démener pour un lendemain qui chante pour tous) comme périmées. des idées humanistes, où l'homme est maitre ET responsable de son destin, de son monde, de son environnement CAR il a été éduqué afin d'être conscient que c'est NECESSAIRE, passent pour des choses poussièreuses, alors qu'elles n'ont JAMAIS vu le jour du fait, évidemment, des intérêts personnels de quelqu'uns et, aussi, de la lacheté des gens qui préférent courber l'échine et souffrir un peu toute leur vie, plutot que de bouger son derche et de se donner vraiment du mal pendant qq temps.

encore, à l'époque où l'on vous tuait parce que vous aviez fait grève, je veux bien ! mais on en est plus là (enfin, en france, du moins), or, justement, au moins on risque de choses, au plus on se courbe ?! O__o

rraaahhh j'en perds mon humour, c'est mauvais signe !


pendant ce temps, au royaume uni, entre deux meutres entre amis londoniens, les ratonnages ne visent plus les pakis mais les gens n'ayant pas un look "normal". 18 ans, lapidée. son erreur: habillée goth. bah voyons.

ah si, allez... finissons avec une histoire drole dans la plus pure tradition de l'insecte...

une semaine à belfast. ouais.

arrivé au petit matin à l'aéroport de montpellier, la tête dans le cul (évidemment, l'avion décolle à 9h du mat'... a t'on idée de faire décoller des avions en plein milieu de la nuit ?! je DORS moi, normalement, à c't'heure)

pas de bol: il faut arriver 45 mins avant. dois je préciser que c'est marqué nulle part sur le mail de réservation ? bon, je passe cet épisode qui, après une pirouette négociatrice, se règle sur le fil mais sans dégat... premier passage par la sécurité de l'aéroport. je finis en chaussettes. normal pour le gars de la sécu. je ne sais pas si je dois prendre ca mal. vu le taux d'abruti précedemment constaté dans pareil cas, je décide de ne pas tenir compte. en plus, je suis fraca et l'avion décolle dans 7 mins.

je vous passe le trajet mode ryanair, c'est du low cost, hein. mais évite de le faire si t'a du surpoids, cocotte, tu finiras le trajet assis sur une aile, je te le dis.

arrivée à londres. murphy frappe son second coup de la journée. téléphone portable muet. douane. je sors un sourire estampillé "blair smile number 56" acheté en promo sur le catalogue de la biroute. le douanier jette un oeil morne et aussi fatigué que le mien sur mes rangers vertes (greenpeace powa et je vous merde, et d'un), sur ma coupe type "crete mais cheveux long" (parce que je suis un hippie punk et mes couilles sur ton nez, et de deux) et mon sac rempli de machines bizarres de tailles diverses. il décide de laisser pisser, ca tombe bien, j'allais me faire dessus. direction toilettes, puis embarquement direction belfast.

aaaaaaaaaaaaahhhh les aéroports londondiens de seconde zone. quel bonheur. toute l'europe low cost réunie dans un seul espace. de quoi donner l'envie de réinstaurer les frontières vite fait (;
ah ben vi: y'a rien de plus con qu'un européen qui part en vacances qu'un autre européen qui part en vacances (j'l'ai mérité, alors place !!!)

bon, j'arrive à mobiliser les quatres neurones qui n'ont pas encore décidé de faire grève pour charger mon module "aye spik rozbif" histoire de. re-sécu. re-chaussettes. heureusement que j'ai perdu du poids, hein, au moins j'évite que les détails de mon anatomie ne fasse pas grimper en flèche les actions de slim fast... (et fasse chuter celles de mon amour propre...) c'est que, voyez vous, j'ai beau avoir un iphone (bobo inside ?) et qq tas de matos technologiques un piti peu onéreux, j'ai quand même la tête du violeur de voiture, voleur de petite soeur, ou l'inverse, ou les deux, et qui sait, en même temps ! genre "cet ordinageur portable est il bien le votre ?" mais nan, crétin, je me déplace avec le portable de mon voisin, parce qu'il l'utilise que chez lui, alors le pauvre mac book pro, il déprime !! "cet iphone est bien le votre ?" ah bé non c'est celui de ta femme que j'ai chourré après lui avoir bourré le cul dans les chiottes entre deux avions, connard !!!!
allégorie: "transportez vous des armes ou des explosifs ?" -___- parce que vous imaginez le terroriste suffisamment CON pour dire oui ??? y'a vraiment qu'un anglo saxon pour imaginer que ca fonctionne ca... c'est comme le papier vert pour rentrer aux USA "venez vous pour assassiner le président ?" oui, bien sur, sans rire, vous avez vu sa gueule ? non mais bush, c'est pas assassiner qu'il faut, c'est créer une bombe génétique pour éradiquer de la planète toute personne ayant la moindre ressemblance génétique avec cet abruti congénital !

ce qui est très drole, c'est que ceux qui me connaissent, savent que je me déplace souvent avec un parapluie. et ils savent quelle est la fonctionne spéciale de mon pépin qui n'est pas bref mais qui peut aider les soucis à le devenir ((:
il est passé sans même qu'on le remarque. rigolo, hein ? (:

bon. arrivée à belfast. direction "guest house" (hotel low cost, mais qui fonctionne differemment d'un hotel.. bon..). je tombe sur un paquet de paki (ahahah, je me demandais quand je la sortirais celle la) que j'espérais pas cons mézhélas la suite m'appris que ce n'était pas le cas. le lieu était un peu miteux, mais bon.. c'était vivable. et puis, sur le net, c'était une des moins chères...

je contacte la personne que je suis venu voir. andreas vacarelli. plus fou, sur cette planète, y'a pas. ce mec est la personnification même que les plus grands représentants humains du mot "folie" ne sont pas tous internés. journaliste photo pour un journal milanais (il est italien), il vit à belfast depuis des années, est pro ira, mais a fait une gosse avec un protestante pas vraiment tolérante. le genre a s'etre fait tatouer le signe des Sisters Of Mercy en gros sur la nuque.. et à faire ses photos en pleine émeute orangiste looké 100% goth.

je suis pas arrivé depuis deux heures, que je me retrouve en plein belfast ouest (le quartier coupé en deux entre les protestants et les cathos, avec les batiments qui servent de miradors, les rues entrecoupés de barricades amovibles parsemés d'impacts de balles, les dessins sur les murs à la gloire de tel ou tel massacre, vénérant d'un côté celui qui sauta et de l'autre celui qui se fit sauter, sisisi, je n'invente rien)
dans un batiment au dessus d'un hosto non officiel des anciens prisonniers de l'IRA (j'invente tjrs pas), en train de me faire photographier sous toutes les coutures, avec un fusil automatique factice (de loin,qui sais qu'il est factice ??? momaaaaaannn !!!!) dans les mains .........................

sans rire, j'aurais voulu l'inventer, j'aurais fait moins gros...............

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le reste du séjour fut plus.. "normal". les francais sont très appréciés là bas. surtout les mecs. (ca tombe bien, ma mère m'a tjrs dit que je faisais partie de cette catégorie là)... vous savez "la fwance, le péï de l'amouww, sooo womanticcc !!" et il parait que l'accent francais est terriblement sexy. pour vous dire, je me suis fait dragué dans la rue. ca m'arriverait jamais en france, cà, ou alors c'est qu'elle est aveugle et sourde ! (:
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et donc, forcément, il arrive qq chose de logique. une jeune fille tout ce qu'il y a de tsarine décide de jouer les guides pour moi, pourvu que je lui donne des cours de français (et plus spécifiquement des cours du francais que je suis, je ne vous fais pas un dessin, vous avez lu les trucs sur les abeilles, les fleurs, les choux, tout caaaa)

nous décidons donc d'aller vérifier nos estampes japonaises respectives dans la guesthouse. maaaaaalheur, que n'ai je pas fait là ?

après les galipettes, je vois un employé (désolé, j'ai rien à priori contre les ressortissants pakistanais, même émigrés anglais de longue date mais là, je vous préviens, ca va faire mal) paki avec un air d'un chat qui a bouffé le canari qui vient vers moi:
" - vous, voir le patron
- ah, bien, accordez moi un instant, j'arrive
- non, maintenant, voir patron ... (oulahh, tiens, mais presque il va me mordre la cheville...)
- okok..."

jusqu'à présent j'avais eu droit aux employés. le genre "je fais l'accueil parce que je suis bon à rien d'autre" pour deux d'entre eux et la pauvre bonne exploitée qui fait le ménage et le p'tit dej'; une catégorie qui a toujours ma sympathie tant qu'elle ne me réveille pas en plein milieu de la nuit (voir plus haut pour les horaires) pour faire le ménage.

là, attention, paki niveau supérieur, on arrive au boss. et comme les boss de fin de niveau, ils ont tjrs l'air "pires" que les autres. coupe de comptable (chauve dessus, ridicule sur les côtés), costard en solde, air de chef d'entreprise copié sur dallas.
"- vous n'avez pas payé la chambre" (càd que "bonjour" n'est pas un mot rentable, donc on s'en sert pas)
- euhh pas encore: vous ne prenez pas les cartes bleues. votre employé m'a dit que je pourrais payer en liquide à la fin.
- allez à la banque maintenant chercher l'argent.
- ?? euh.. bon, ok, accordez moi un instant, je vais prendre mes affaires"

je remonte chercher mon porteflouze (avec toujours un charmant petit animal dans la chambre). je lui dit que je vais la raccompagner et aller chercher la thune dans la foulée. je n'ai pas le temps d'aller pisser un coup que je retombe sur l'employé canari:
"- le patron veut vous voir
- je viens de le voir y'a 5 mins ?
- oui mais il veut vous voir encore
- ....?????"

je redescends à l'accueil.

"- vous n'avez pas payé la chambre !!
- ???? y'a 5 mins je vous ai dit que j'allais chercher mes affaires et que j'y allais de ce pas ?? quel est le souci ?
- bon, ok, puisque c'est comme ca, on va faire le règlement par carte bleue !
- .....euh... ok."

depuis une semaine, on me disait que c'était pas possible de régler la chambre par carte bleue. le boss envoie le canari pour me faire régler par C.B. Il me fait rentrer dans une pièce genre bagdad sous les bombes... la pièce est en ruine, les fils électriques et téléphoniques pendent aux murs et aux plafonds, des gravas partout.... et dans un coin, un truc qui ressemble à une machine à carte. je paye les nuits passées ainsi que les deux nuits restantes à venir.

On retourne auprès du boss en carton. Il s'assure que c'est payé puis me sort:
" - vous avez emmené une fille dans la chambre !!!
- euh oui, j'ai une amie qui est venu me voir ce matin...
- vous avez passé la nuit avec une fille dans la chambre !! c'est strictement interdit !!
- ??? elle est venue ce matin, votre employé l'a vu arrivé (d'ou l'air du chat qui a bouffé le canari du gars, qui avait dû aller raconter que la nana, habillée un peu goth, était une pute)
- c'est interdit !! je devrais appeller la police !! (je vous fais la version courte, hein... chacune de ses répliques étaient bien plus longues et plus fournies... )
- écoutez, je suis confus, je ne savais pas que c'était interdit que quelqu'un me rende visite (d'autant que le premier jour, le photographe était venu, sans qu'on m'en dise rien... même si, évidemment, on avait pas joué au docteur !!!), je vous prie de bien vouloir m'excuser...

j'avais décidé de la jouer cool, j'étais pas chez moi, je ne savais rien de cette fameuse "loi", bon, et en plus, j'avais prévu de lui prendre une chambre double pour les deux jours qui venaient...histoire de vérifier si çà, là, chez moi, çà s'emboitait bien là et/ou là, chez elle, tranquillement et pas à la sauvette dans un lit ou je devais dormir en diagonale !
hélas, là, le gars s'emballe. je n'avais pas vu que la petite, qui attendait depuis un moment, était descendu et arrivait à l'accueil.

- vous faites venir une fille (dit en anglais d'une façon qui signifie clairement "une pute" tout en restant dans la légalité) dans mon établissement !!!

je percute à son regards qu'il vise quelqu'un derrière moi. je vois la petite qui vient de se prendre la chose dans la gueule sans avoir rien demander.

il renchérit:
- vous allez vider les lieux tout de suite !! vous partez avec cette... (censuré) d'ici ! vous prenez vos affaires et vous vous barrez !!

là, non seulement il me prends pour un pigeon mais en plus, il insulte la jeune fille de mes pensées (certes, mes pensées sont courtes mais je suis un mec, alors on ne s'étonne pas du côté de la gente féminine, hein.. un mec, vous savez... bibitte, baballe, binouze, bas de plafond, cerveau dans les couilles, hein ? voilàààà... pfff -___- ). je sens la petite qui se prends la deuxième salve dans la gueule. ils ont beau etre 3, être chez eux, je décide qu'il est temps d'arrêter de jouer les jésus christ et que la caravane passe:

- ok, alors on se calme tout de suite, premièrement, j'ai payé pour toute la semaine, donc il est hors de question que je parte. deuxièmement, vous allez vous adresser avec un peu plus respect à mon amie !!

là, le boss double de volume d'un coup, genre baudruche qui se gonfle... vous savez, ces animaux qui ingurgitent de l'air ou de l'eau pour paraitre plus gros qu'ils ne sont ? ben pareil.

- quoi ?? vous me hurlez dessus chez moi ??!! je vais vous casser la gueule, retenez moi vous autres !! (<= véridique) je vais appeller la police !!! vous allez finir en prison !

- mais vazy, appelle la police, parfait !!! ils seront ravis de savoir comment vous tentez d'arnaquer vos clients.

- je vais te faire partir d'ici de force, tu va voir !!

avec les deux employés canari qui se mettent entre nous l'un me disant:
- pourquoi vous voulez le frapper ca ne se fait pas ! (t'es con ou quoi, c'est lui qui parle de cogner...)
et l'autre:
- vous etes fou de le provoquer, il va vous blesser !

leur numéro était bien rodé, vous l'aurez compris. je dois bien avouer que, normalement, j'aurais dû me chier dessus. mais tout semblait complètement "faux".. et c'était le cas, le but était juste de chercher à m'arnaquer. pas de bol, j'ai passé l'âge.

s'ensuit une série de pantalonnades dans la plus pure tradition anglaise (genre benny hill, quoi.. manquait vraiment plus que la musique en fond... et la poursuite à la con à la fin !)

finalement, pépé paki (le boss) m'a remboursé mes jours et je suis allé dans une autre guesthouse où j'ai pu constater que, pour le MEME PRIX, on pouvait trouver des guesthouses d'un niveau très supérieur !!!

il a quand même fallu rassurer la pauvre nana qui s'en était pris plein la tête.. d'autant que n'étant pas habituée aux situations de conflits, elle, avait réèllement pris pour argent comptant le manège des gars... et elle pensait vraiment que je risquais (voire que nous risquions) quelque chose.

bon, déjà, il faut dire que le mec qui tente de m'agresser alors qu'il lui faut les épaulettes du costume pour etre aussi large que moi (et je suis tout sauf une armoire à glace !!!) , une tête de moins que moi ET qui a un air de faux jeton comme une promesse de sarkozy, franchement, c'était assez surréaliste... avec les deux autres pingouins (canaris) du même tonneau, qui tentaient de me menacer tout en essayant d'avoir l'air grands et forts... limite du vaudeville. évidemment, j'aurais pu tomber sur trois tueurs... mais franchement, là... mis à part me faire mourir de rire...

le plus drôle, c'est que je recroise le canari un peu plus tard dans la soirée en sortant d'un restau... il vient s'excuser de ce qui s'est passé, m'expliquant que c'est sa faute parce qu'il était allé informer le boss que nous étions deux dans une chambre, mais qu'il faut pas s'énerver comme ca et vouloir taper les gens (?????)... quoique je lui dise, il tenait mordicus à dire que je voulais cogner son boss .... c'est bon, pioupiou, arrête ton cinéma, c'est fini: vous avez raté votre coup... t'a peur que j'aille porter plainte ? pfff.... j'aurais peut etre dû. mais non seulement j'étais en vacances mais en plus, j'avais largement mieux à faire (séance de massage suivie d'une séance de légo afin de vérifier la bonne entente belfasto-montpellierainne, de la diplomatie hautement importante, vous en conviendrez !)


je cloture mon histoire par le retour. belfast londres, puis londres montpeul'... la sécu à belfast ont gagné le pompom. je me retrouve..... vous l'avez deviné, pour ceux qui suivent, en chaussettes (ils aiment beaucoup mes randjos vertes). et là, je tombe sur le sécu de base qui a fait toute sa vie la dedans, comprenez, il en a vu, on la lui fait pas. il se décide à fouiller mon sac d'ordi (contenant, pelle mêle, une interface protools, une camera mini dv sony, un enregistreur numérique semi pro, deux micros, un casque et une tétrachiée de cables... en mm tps, je montais un peu pour préparer un docu avec le photographe, hein). Il passe sur la camera, la carte son et l'ordi. trop banal. il s'arrete sur l'enregistreur. me demande si c'est un taser (appareil à electro choc). tellement surpris par la question que je ne trouve même pas autre chose à répondre qu'un "non...". tombe sur un micro. veut le dévisser. tombe sur un autre micro ayant une forme différente. reste perplexe devant pendant... 15 secondes... puis tombe sur une petite lampe maglite. attention. ca décoiffe.
"- qu'est ce que c'est ?
- ben, une lampe...
- à quoi ca sert ?
- à éclairer...
- comment ca marche ?
- ben faut l'allumer...
- y'a pas d'bouton
- il faut juste tourner la tete de la lampe...
- c'est vraiment une lampe ?
- que voulez vous que ce soit ? on met les accus ici et puis ca allume les trois LED en haut et c'est tout...
- mouais... je vais la repasser aux rayons X.
- ......... si vous voulez..... "

essayez donc de cacher votre air abasourdi, de ne pas montrer à quel point le mec vous fait halluciner dans une telle situation.... c'est dur, mais il faut, sinon, le coup d'après, il va me faire une fouille anale dans la narine, ce con !!!

après cet intermède, prévoir 15 minutes pour ranger ses affaires qui s'étalent sur un comptoir d'une bonne dizaine de mètres. slip inclus. heureusement que les affaires sales sont dans la valise qui est partie en soute, sinon, je vous dis pas. j'émigrais sur saturne ou alors y'avait une alerte à l'attentat au gaz moutarde dans l'aéroport.
mon pépin, lui, est passé avec celle ci sans le moindre souci, je le rappelle...

retour à l'aéroport de londres. je vous raconterais bien des déboires mais franchement, ils n'ont rien de drôle. j'ai passé 10 heures à attendre mon avion. faut de solides nerfs et des reins en acier, vu leurs sièges, croyez moi. arrivée à montpellier. ma valise, qui est en fait un fly pour scanner (des lumières de scène) reconverti en valise à fringue arrive en deux morceaux. précision: si j'utilisais ce fly, c'est justement parce que c'est un truc qu'on utilise en tournée, fait pour être déplacé, foutu en vrac dans un cametard (on dit "tipper" c plus style)... ils ont réussi à me le mettre en deux morceaux.

à peu près dans le même état que j'ai mis leur service réclamation, je crois. je suis un chieur. si vous en doutez, voyez donc les premiers posts de ce blog. hin hin hin hin hin.